2023-S41 : Reprise du dialogue social au ministère et recul au Cerema...

Dernière mise à jour le : 16 octobre 2023

Cette semaine dans votre bulletin d’information :

  • les chantiers inscrits à l’agenda social du MTE pour la période 2023-2026 ;
  • le congrès de l’UNSA-DD à venir ;
  • l’application du RIFSEEP reporté d’un an au Cerema ;
  • quelques retours du dialogue informel au sein des DG ;
  • un peu de lecture pour nos collègues qui siègent dans les instances.

La suite ci dessous...

La suite de cet article est réservée aux adhérents SNAFiT

L’agenda social des MTECT-MTE-SMer pour la période 2023-2026

Ce point étant à l’ordre du jour du CSA ministériel du 17 octobre prochain, l’UNSA rappellera ses revendications et demandera de détendre le calendrier.

Le proverbe « tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin » prenant tout son sens lorsque nous portons les revendications de votre syndicat des corps techniques, si vous êtes concernés ou même intéressés par une thématique ou un domaine inscrit à l’agenda social nous vous invitons à vous manifester auprès de votre correspondant local ou de la permanence.

AGENDA SOCIAL 2023-2026 des MTECT-MTE-SMer
ChantiersDescriptifCalendrier
1- CONDITIONS DE TRAVAIL ET ACTION SOCIALE
Plan de prévention des risques professionnels Un nouveau plan de prévention des risques professionnels sera élaboré faisant suite au précédent. Il intégrera la poursuite des principaux chantiers du plan précédent notamment en matière de prévention des risques psycho-sociaux ainsi que ceux relatifs à l’intervention sous circulation pour les agents des DIR. Il traitera également les thématiques principales du plan santé au travail de la fonction publique de juillet 2022 ainsi que la problématique du travail sous forte chaleur. Lancement des travaux à l’automne 2023 pour une adoption du plan en FS fin 2023/début 2024. Mise en oeuvre des mesures tout au long de la mandature
Evaluation de la politique de prévention de l’accidentologie dans les DIR Lancement d’une mission d’évaluation de la politique de prévention de l’accidentologie dans les DIR début janvier 2023, qui devra aboutir en fin d’année 2023 à un plan d’actions. Cette mission est co-pilotée avec la DGITM. L’IGEDD participe à l’une des étapes clés de la mission à travers le parangonnage des pratiques mises en place au sein d’autres secteurs économiques et d’autres pays. La prévention des agressions dans les DIR sera également suivie dans le cadre des groupes de travail issus de la formation spécialisée ministérielle. Par ailleurs, un vecteur législatif sera identifié pour porter une disposition relative à la promotion des agents décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Examen d’un premier volet du plan d’action lors de la FS d’octobre 2023 et du plan complet à celle de décembre 2023
Amélioration de la QVCT et renforcement de la prévention des risques psycho-sociaux (RPS) La réitération du baromètre social 2 ans après sa première édition permettra d’analyser les tendances et d’établir au niveau national comme des services les axes d’amélioration de la QVT et des conditions de travail. Une négociation sera menée sur le thème de la qualité de vie au travail et des conditions de travail, s’appuyant sur les résultats du 2e baromètre ministériel. La prise en compte de la prévention des risques psychosociaux étant une des conditions essentielles à l’amélioration de la qualité de vie au travail des agents dans un contexte de profondes mutations, le plan d’action ministériel RPS sera renouvelé et complété pour la période 2023 2026 Enquête QVT juin 2023, restitutions en septembre octobre et lancement d’une négociation sur la QVT d’ici la fin de l’année 2023 en vue de la finalisation d’un accord avant la fin du premier semestre 2024. Second semestre 2023
Redynamiser le modèle d’action sociale des MTECT-MTE - Négociation d’un protocole d’accord Les MTECT/MTE disposent d’un modèle d’action sociale spécifique qui repose en particulier sur des instances de concertation d’action sociale mises en place à l’échelle nationale (CCAS), régionale (CRCAS) et locale (CLAS),
et sur des associations (FNASCE, CGCV , CAS ). Il concourt utilement à l’identité ministérielle, au sentiment d’appartenance des agents et à l’amélioration de leur bien être au travail. Cette organisation et la nature des actions menées sont à questionner aujourd’hui au regard des réformes administratives intervenues ces dernières années, la création des SGCD en particulier, mais aussi au regard des besoins des agents et des services. Une négociation sera engagée en 2023 concernant la gouvernance de l’action sociale à l’échelle territoriale, l’adéquation de l’offre au regard des besoins des agents, l’articulation entre les différents partenaires.
2023 - 2024 Lancement du chantier au CCAS du 15 septembre 2023. Puis engagement de la négociation à l’automne (première réunion portant sur la méthode et le calendrier). Fin de négociation au 1er trimestre 2024
Protection sociale complémentaire (PSC) 1/ Sur le volet santé : En déclinaison du protocole d’accord interministériel relatif à la PSC en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique d’État du 26 janvier 2022, un chantier de négociation sera ouvert en 2023 en vue de mettre en oeuvre un contrat collectif à adhésion obligatoire au 1/1/2025 au sein du pôle ministériel (y compris ses établissements publics). 2/ Sur le volet prévoyance : Les dispositions seront mises en oeuvre en tenant compte des dispositions qui seront retenues dans le cadre de la négociation interministérielle en cours en intégrant l’objectif de disposer d’une solution de prévoyance à proposer aux agents à compter du 1er janvier 2025 en l’attente de la déclinaison du dispositif interministériel. 2023 - 2024
1er trimestre 2023 : début des négociations avec les OS, intégrant un mandat donné par les EP participant à la démarche, et constitution de la commission paritaire de pilotage et de suivi (CPPS), dans l’objectif d’aboutir à un accord en septembre 2023. 2e semestre 2023 : conclusion de la négociation, lancement de l’appel d’offres du marché PSC.
1er trimestre 2024 : sélection du ou des organismes de PSC et préparation de la mise en place du dispositif, en lien avec l’organisme retenu. 2e semestre 2024 : mise en place de la nouvelle offre (affiliation, communication aux agents).
1er janvier 2025 : entrée en vigueur du nouveau dispositif PSC.
Prévoyance : calendrier à préciser en fonction du chantier interministériel.
Sobriété et évolution de l’usage des bureaux Lancement d’une concertation sur les éléments constitutifs d’une politique immobilière et des usages des lieux de travail qui s’adapte aux différentes modalités de travail, contribuant au bien-être des agents et s’articulant avec une démarche ministérielle exemplaire en matière de sobriété énergétique. Livrable : feuille de route Travaux ayant pour chef de file la DAF Démarrage de la réflexion avant fin 2023 pour diffusion de la feuille de route en 2024
Semaine de 4 jours 1/ Bilan partagé de l’expérimentation conduite par le pôle ministériel 2/ Etat des lieux des initiatives mises en oeuvre dans la fonction publique et dans le secteur privé 3/ Identification des suites à donner par le MTECT : maintien de l’expérimentation ou élargissement Lancement de la concertation début 2024
2- PROJETS DE CORPS
PETPE : création de deux corps distincts et amélioration de la rémunération et des perspectives de carrière pour les PETPE de l’Etat Objectif : -Création de deux corps distincts pour les PE Etat et les PE VNF -Nécessité de mieux reconnaitre les fonctions d’encadrement des agents d’exploitation par la création soit d’un 4e grade complémentaire, soit d’un emploi fonctionnel dans une logique de rapprochement avec le deuxième grade du corps d’agent de maitrise territorial susceptibles d’accueillir certains personnels d’exploitation de l’Etat transférés dans le cadre de la loi 3DS. -Mise en place d’un plan de requalification en catégorie B (TSDD) afin d’améliorer les déroulements de carrière des PETPE exerçant des responsabilités managériales. 2e semestre 2023 : avis du CSAM, examen en Conseil d’Etat 2e semestre 2023 : saisine du guichet unique
Moderniser le recrutement des officiers de port (OP) et Officiers de port adjoints (Opa) Face aux difficultés de recrutements sur ces fonctions spécifiques, il est proposé des évolutions statutaires afin de : -Diversifier les voies de recrutement dans les corps des OP et Opa. (création d’une LA pour les Opa et d’un concours interne, assouplissement des conditions d’accès au concours interne et externe des OP) -Améliorer les déroulements de carrière ( création d’un 3e grade pour les Opa et révision de la grille des OP par analogie avec la catégorie A type ). Poursuite des groupes de travail initiés en 2022 avec les OS Saisine du GU à l’été 2023. Avis du CSAM au second semestre 2023. Ouverture des prochains concours en 2024 sur la base des nouvelles dispositions
Mise en oeuvre de la loi de programmation de la recherche et des décrets d’application sur les corps des CR DD et des DR DD Les décrets d’applications de la LPR ont impliqué des modifications du statut des CR et DR des EPST qui s’appliquent de fait à nos corps. -Création d’un échelon exceptionnel au grade de CR-HC : doté pour les corps du décret des EPST de la Hors-Echelle B – toilettage du décret 2012-1058 afin de mettre à jour les grilles des chargés de recherche -Réévaluation du classement au recrutement des CR du DD avec les modalités de classement plus favorables (clause transitoire). Saisine de la COMEVAL en avril puis juin 2023
Propositions envoyés aux agents au plus tard en juillet. Reclassements individuels signés d’ici la fin du 3e trimestre. Toilettage du décret 2012-1058, retour du GU en fin d’année, à programmer en CSAM
Moderniser le statut des Ouvriers des parcs et ateliers (OPA) 1/ Finalisation du chantier engagé dans le précédent agenda social sur la modernisation du décret de 1965 2/ Ouverture d’un chantier de fonctionnarisation des OPA Examen du projet de décret en CSAM au second semestre 2023. Calendrier à définir en fonction de celui d’un vecteur législatif
Redonner des perspectives d’avenir aux agents gérés sur des petits corps Professeurs techniques de l’enseignement maritime (PTEM). Ce corps, qui comprend 24 agents en activité, n’a pas connu de recrutement depuis 2009. Aussi, afin de pouvoir redonner à ces agents des perspectives de carrière, des travaux ont été engagés qui conduisent à la proposition de création d’un troisième grade et à l’aménagement des conditions d’accès au 2e grade compte tenu du très faible effectif du corps.
Agents Berkani du MTECT. Proposition de sortie du QS Berkani pour les agents du MTECT CDI de droit commun avec revalorisation financière
Saisine du guichet unique réalisée le 4 mai 2023. Avis du CSAM au second semestre 2023.
2023
Mise en place d’un plan de requalification pour les agents de la catégorie C vers la catégorie B et les agents de la catégorie B vers la catégorie A Un nombre significatif d’agents du ministère ont acquis, avec l’expérience et l’investissement professionnel, des qualifications et une autonomie qui leur permettent d’exercer des responsabilités importantes, souvent au-delà des missions correspondant à leur corps et leur grade. Les dispositifs existants de promotion interne, notamment les listes d’aptitude et les examens professionnels, s’avèrent insuffisants pour reconnaître ces situations en faisant progresser les fonctionnaires dans la catégorie supérieure. Il est donc nécessaire d’ouvrir des voies temporaires permettant aux agents du pôle ministériel concernés d’accéder aux corps qui correspondent à la réalité de leurs missions. Cela constituera également un outil de fidélisation des compétences indispensables tant pour les politiques publiques que pour les missions support Ouverture de la concertation début 2024 pour saisine du guichet unique avant la fin du 1er semestre 2024. Mise en oeuvre du plan à compter de 2025
3- OPERATEURS
Amélioration du quasi-statut des personnels contractuels des agences de l’eau Reprise du chantier sur l’indemnitaire et l’évolution du cadre réglementaire du QSAE (a minima modification des dispositions du décret n°2007 832 avec insertion de dispositions pour faciliter les recrutements, améliorer le déroulement de carrière des agents et actualiser certaines dispositions) Second semestre 2023
Amélioration du quasi-statut des contractuels des établissements publics l’environnement Il s’agit de remettre à niveau les grilles, strictement calquées à l’origine de la création du statut sur les grilles des fonctionnaires qui depuis ont évolué
4- CHANTIERS TRANSVERSAUX
Compétences 1/ Poursuite de la démarche sur les compétences techniques , dans le but d’assurer la mise en oeuvre opérationnelle des plans d’actions sur les 3 volets suivants : -Développement des compétences -Recrutement -Evaluation des compétences scientifiques et techniques. 2/ Ouverture d’un chantier sur les compétences administratives, permettant une reconnaissance de l’expertise détenue en la matière par certains agents. 3/ Etablissement d’un document stratégique au plan ministériel sur le développement des compétences et la formation 2023-2025
Mise en oeuvre du volet routier de la loi 3DS Les réunions régulières du comité de suivi (COSUI) au niveau national seront poursuivies afin d’assurer la préparation des différentes étapes ainsi que reporting . De manière plus spécifique seront mis en place : -un document cadre RH définissant les garanties apportées aux
agents -Un dispositif d’accompagnement individuel et collectif des agents impactés porté par le CMVRH -Un dispositif spécifique de maintien des rémunérations (ICTR)
2023-2025
Attractivité du pôle ministériel Comme les autres employeurs publics, le pôle ministériel est confronté à un
enjeu d’attractivité, dans un contexte où il est amené à procéder à un niveau élevé de recrutements.
Plusieurs volets seront traités : -Les travaux engagés sur la communication, notamment via le développement d’une « marque employeur » seront renforcés dans un cadre « multi supports » (vidéos, plaquettes, articles…). La communication sera déclinée selon des canaux divers (réseaux sociaux, sites internet, salon physiques ou virtuels…). -Des actions de professionnalisation des recruteurs seront menées, notamment sur la rédaction des offres d’emploi et sur les entretiens de recrutement. -Les modalités de recrutement seront diversifiées et simplifiées et une plus grande proximité entre lieu de recrutement et lieu d’affectation sera recherchée. - Les réflexions seront poursuivies notamment sur les modalités de recrutement (mise en place du CNAL pour les TSPDD, réexamen des modalités des concours en lien avec leur attractivité…). -D’autres champs d’action seront investigués pour identifier des « viviers » de candidats ; une enquête sera conduite pour comprendre la motivation des agents à entrer et sortir du pôle ministériel et travailler sur les facteurs de fidélisation.
Ces travaux seront menés en lien avec le chantier compétences.
2023 2026
Révision de l’arrêté relatif aux frais de déplacement Les frais de déplacements temporaires sont réglementés par différents textes à des niveaux interministériels et ministériels. Le décret interministériel n° 2019 139 du 26 février 2019 a modifié le décret n°2006 781 relatif à la prise en charge des frais liés aux déplacements temporaires. Ces dispositions sont entrées en vigueur au 1er mars 2019 (1er janvier 2020 pour de nouveaux taux des frais de repas). L’arrêté ministériel du 9 juillet 2008 doit ainsi être modifié, en prenant en compte par ailleurs la notion d’un service public éco responsable. 2ème semestre 2023
Renégociation d’un protocole accord égalité entre les femmes et les hommes et poursuite de l’effort de réduction des inégalités salariales entre femmes et hommes Elaboration du bilan et de l’évaluation du protocole 2019-2023. Ouverture d’une nouvelle négociation Bilan : janvier – septembre 2023. Négociation : octobre 2023 – mars 2024
Poursuite de la modernisation des services aux agents De nouveaux services aux agents seront fournis progressivement, par le biais d’extension des fonctionnalités du Self agent, l’application qui permet aux agents de consulter leurs informations personnelles et administratives contenues dans le système d’information des ressources humaines (SIRH) RenoiRH depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.
Ainsi le Self Agent permettra également à terme d’effectuer différentes démarches RH, de gérer le temps de travail et les absences, de consulter ses actes signés, ou de s’inscrire à une formation.
Calendrier : -consultation par l’agent de son dossier individuel (actes et pièces justificatives) via le self : 2023 -gestion du temps et des absences : 2023 en administration centrale puis extension progressive à partir de 2024 aux
services déconcentrés demandeurs -démarches RH et dépôt de pièces associées directement par l’agent à destination des gestionnaires : 2025 -consultation du catalogue de formations, l’inscription à ces formations : 2025
CHANTIERS DE L’AGENDA SOCIAL 2020-2022 FAISANT L’OBJET D’UN SUIVI DANS L’AGENDA SOCIAL 2023-2025
Suivi des protocoles d’accord sur le télétravail, le droit à la déconnexion, le handicap, la lutte contre les
discriminations et les haines
Les protocoles signés en 2022 feront l’objet d’un suivi régulier dans le cadre
des comités de suivi mis en place en application des accords.
2023-2025
Plan de requalification des ETST et d’une partie des dessinateurs dans le corps des TSDD Engagement des travaux en 2021. Présentation au CSAM le 23 mai 2023. Présentation au Conseil d’Etat : septembre-octobre 2023 2023-2025
Plan de requalification des géomètres dans le corps des ITGCE Engagement des travaux en 2021. Présentation au CSAM le 23 mai 2023 Présentation au Conseil d’Etat : septembre octobre 2023 2023-2025

Congrès UNSA-DD






Du 17 au 19 octobre se tient le congrès national de l’UNSA-DD à Beaune. Les membres du SNAFiT participants à ce congrès, comme voté lors du dernier comité directeur, sont :
• Philippe Jastrzebski
• Sophie Remorini
• Hélène Chassagnol
• Olivier Clémençon
• Annyvette Riet

L’enjeux étant d’avoir en complément d’une bonne représentativité au conseil fédéral (instance décisionnelle de la fédération, au prorata du nombre d’adhérents de chaque syndicat affilié), de maximiser nos sièges au bureau exécutif, l’organe de direction de la fédération.


Gros coup de massue pour les agents de la filière technique en poste au Cerema !



Lors du CSA du 5 octobre dernier, le DG nous annonce que le classement des postes dans les groupes de fonction, l’application des compléments (comités de domaines), des tickets (changement de poste) prévue par la note de gestion ministérielle du 26 juillet 2022 ne s’appliquera pas au 1er janvier 2022 mais au 1er janvier 2023, alors que jusqu’à ce jour, l’administration nous avait affirmé le contraire. Nous percevions jusqu’à maintenant l’IFSE de bascule technique mais nos situations devaient être régularisées sous peu, après le passage du référentiel de fonctions en CSA Cerema le 15 mai 2023 et la notification aux agents de leur IFSE 2022 reçue en septembre. Or, la semaine dernière, le DG nous annonce que le contrôleur budgétaire a refusé l’application rétroactive du RIFSEEP au 1er janvier 2022 et n’a donné son accord que pour une application au 1er janvier 2023. Les agents vont donc recevoir une nouvelle notification qui va annuler et remplacer la 1ère.

Résultat : pas de mise au socle, pas de tickets mobilité, pas de complément pour les agents qualifiés par les comités de domaine. Notre régime indemnitaire 2022 sera égal à la bascule technique de 2021 sans aucune revalorisation. Pire, ils ne sont même pas en mesure de garantir que les agents promus toucheront le ticket promo ou la mise au socle. Selon eux, un agent promu en 2022 continuerait de toucher l’IFSE de son corps d’origine en 2022 et ne percevrait le fruit de sa promo qu’à partir de 2023 sans effet rétroactif. La perte se chiffre en centaines voire en milliers d’euros pour beaucoup d’agents.

Au total, le passage à la cotation des postes + application des compléments était estimé par le Cerema à 750 k€ pour 2022. 1 429 agents de la filière technique (714 ITPE, 592 TSDD, 111 ETST et 12 dessinateurs) sont en poste au Cerema et potentiellement impactés par cette décision profondément injuste. Les seuls qui ne seraient pas impactés sont ceux qui étaient déjà au dessus du socle de leur GF, qui n’ont eu aucun événement de carrière en 2022 (pas de mobilité sur un GF équivalent ou ascendant, pas de promo, pas de passage au 6e échelon d’ITPE ou IDTPE) et qui n’ont pas de reconnaissance des comités de domaines.

Des réflexions sont en cours en intersyndicale afin d’identifier les meilleurs actions à engager pour dénoncer cette injustice. Nous vous tiendrons informés de la suite des évènements...


Dialogue social informel au sein des directions générales de l’administration centrale des MTECT-MTE-SMer












COSUI de la DGALN

Un comité de suivi de la DGALN s’est réuni le 28 septembre, sous la présidence du nouveau directeur général, M. Philippe MAZENC.
Vos élus du CSA d’AC et représentants de la DGALN pour l’UNSA-DD étaient présents avec les autres organisations syndicales.
L’ordre du jour de la réunion comportait les points suivants :

1. Le bilan du télétravail

2. La charte sur les conditions et la qualité de vie au travail

3. Les effectifs

4. Le déménagement

En liminaire, M. MAZENC a indiqué être conscient de la charge de travail incombant aux services. Le fait que cette situation soit intériorisée par les agents ne veut pas dire non plus que le mal-être au travail n’existe pas. Le nombre de postes non pourvus ne peut qu’amener à accroître le phénomène de surcharge de travail. La résorption de ces postes non pourvus et la manière d’y parvenir sont donc des enjeux forts.

Les représentants du personnel ont souligné que la qualité de vie au travail connait aussi une dégradation, notamment à cause des problèmes de température dans les bureaux.

1. Bilan du télétravail

On note un fort intérêt de la part des agents de la DGALN pour le télétravail. Un questionnaire (anonyme) devrait être prochainement adressé aux agents de la direction générale pour avoir un retour sur les aspects positifs et négatifs du télétravail et avoir une vision globale de la situation. Le projet de questionnaire a été présenté au COSUi et sera ajusté en fonction des remarques.

Les agents télétravaillent en majorité 3 jours/semaine, en jours flottants (NB que les jours flottants sont mensuels ou annuels). La DGALN se situe dans la moyenne générale de l’administration centrale, à savoir entre 2 et 3 jours par semaines. Certaines services limitent le télétravail à 2 jours/semaine.

Quelques problématiques ont été évoquées telles que le lien entre la dégradation des conditions de travail en Tour Sequoia et le développement du télétravail (pas mesurable néanmoins), le niveau de confiance devant exister entre le télétravailleur et sa hiérarchie, le télétravail comme facteur d’attractivité (à ce titre, une période de non télétravail de plusieurs mois peut-elle être imposée lors d’une prise de poste ..?), le développement nécessaire des tiers-lieux pour les agents qui ne peuvent pas forcément télétravailler correctement chez eux ...

Le questionnaire d’enquête pourrait amener la DGALN à moduler sa doctrine le cas échéant.

2. Charte sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail

Disposer d’une telle charte est positif mais des questions se posent néanmoins. Le document est, par définition, appelé à évoluer. Mais au-delà, les questions de sa portée et de son application concrète se posent. Sa seule diffusion par des moyens classiques semble ne pas suffire à assurer une réelle application de certaines garanties, comme le droit à la déconnexion. On note aussi la tentation d’une sur-utilisation des e-mail même pour des échanges "de base", celle d’applications privées (WhatsApp, par ex) pour les relations professionnelles alors que des applications ministérielles existent. Le DGALN estime que le droit à la déconnexion doit être fortement rappelé. Des formations à la bonne utilisation de la messagerie seraient aussi envisageables. L’encadrement doit y être sensibilisé.

Parallèlement, la refonte du règlement intérieur ARTT d’administration centrale de 2013 est en cours et doit intégrer, notamment, les éléments liés aux nouveaux modes de travail.

Par ailleurs, il semble nécessaire de développer la communication entre l’équipe de direction et les agents dans leur ensemble. Les cafés ou les webinaires ne suffisent pas forcément. Y a t-il lieu d’organiser un moment avec tous les agents ? Le faire au niveau des directions plutôt qu’à celui de toute la DG semble plus réalisable.

3. Effectifs de la DGALN

M. MAZENC considère que la situation actuelle est totalement insatisfaisante au vu du décalage entre le niveau des effectifs (630) par rapport à un plafond d’emplois de 570-580 ETPT depuis 3 ou 4 ans. Le niveau des ETPT découlant de l’organigramme (632 ETP) ne correspond pas à la réalité. 578 ETPT ont été négociés pour 2024 (+6 par rapport à 2023).

S’agissant des postes à l’organigramme, 89 % sont pourvus (volume assez stable depuis plusieurs années). 6% des postes sont gelés, 3 % font l’objet d’une publication.

Le volume des postes non pourvus pose problème mais le directeur général estime que ce n’est pas une réorganisation supplémentaire qui apportera une solution, alors même qu’on vient d’en mener une. En revanche, l’organigramme peut être révisé pour mieux coller à la réalité et permettre une hiérarchisation des missions. Une plus grande responsabilisation des directions et des sous-directions est à mettre en débat, pour leur donner de la visibilité. Chaque sous-direction pourrait aussi disposer d’un socle propre d’ETPT avec un socle également fixé au niveau de la DG.

D’une façon générale, la DGALN pâtit des dépassements de plafond d’ETPT alors même que des postes continuent à ne pas être pourvus et ne pourront pas forcément l’être à court terme. En effet, compte tenu des dépassements du plafond d’ETPT, des agents retenus pour un poste vacants ne pourront pas être nécessairement recrutés in concreto et ces postes ne seront finalement pas pourvus.

S’agissant des mobilités internes à la DGALN, elles concernent surtout des mouvements de la DEB vers la DHUP. Il y a assez peu de mouvements au sein ou vers les sous-directions transversales.

Le nouveau mode de calcul des effectifs, désormais par ETPT, devrait permettre une gestion plus "authentique" que les années précédentes où le nombre d’ETP était ajusté - à la baisse - à l’effectif-cible de fin d’exercice.

4. Déménagement

En dehors des installations nouvelles dans les étages (avec un voire deux espaces de convivialité par étage, sauf au 1er), un espace multifonctions (réunions, séminaires, convivialité, repas de cohésion) t modulable avec fenêtre est prévu au 7e étage. Les sous-directions devraient aussi être dotées de bases de connexion universelle pour les ordinateurs, pour permettre les passages d’un bureau à l’autre, soulager les bureaux partagés et profiter des absences (télétravail ou congés).

COSUI de la DGEC

Un comité de suivi de la DGEC s’est réuni le 10 octobre, sous la présidence de la directrice générale, Mme Sophie MOURLON.
Vos élus du CSA d’AC et représentants de la DGEC pour l’UNSA-DD étaient présents avec les autres organisations syndicales.
Il s’agissait de la seconde réunion de ce comité de suivi.

Les échanges ont concerné essentiellement la situation des effectifs et les conditions de travail.

En liminaire, les représentants du personnel ont principalement souligné les difficultés liées à la charge de travail, au contexte des réorganisations qui ont lieu en administration centrale, aux inquiétudes sur l’organisation des locaux et un réaménagement éventuel des agents (va-t-on vers une généralisation des flex office ou des open space ? ).

L’UNSA a, pour sa part, insisté sur la nécessaire priorisation des tâches et l’application effective de la charte des relations cabinets/services. Les choses étant rendues parfois compliquées par le fait que les différents cabinets du pôle ministériel ne se coordonnent pas forcément.

1. Effectifs
Mme MOURLON indique être consciente de la charge de travail qui incombe aux agents et souligne la qualité des équipes de la DGEC. Dans un contexte de crises répétées et de forte pression législative, les agents ont su faire face.
S’agissant des effectifs proprement dits, la DGEC a bénéficié d’un renfort en 2023, qui n’avait pas initialement vocation à perdurer. Néanmoins, on ne se situe plus dans une tendance baissière et une partie de ces ETP en renfort devraient être pérennisés. C’est le cas, notamment, des renforts qui ont concerné la direction de l’énergie (8 ETP).
La tendance est donc positive selon la directrice générale, la DGEC bénéficiant d’une réelle reconnaissance de la part de la ministre par rapport aux années précédentes.
Selon Mme MOURLON, les cabinets sont conscients de l’accroissement des missions et qu’un renfort est nécessaire sur le périmètre énergie-climat. A ce titre, il devrait bénéficier d’une trentaine d’ETP supplémentaires, la DGEC n’étant toutefois pas la seule concernée (les DREAL également).
Parallèlement, la DGEC souhaite poursuivre l’accueil des apprentis et des stagiaires, qui est positive pour chacune des parties prenantes. Il faut néanmoins réfléchir aux moyens d’améliorer les conditions matérielles de leur accueil.

2. Gestion des tâches – Relations avec le cabinet
Selon Mme MOURLON, la charte des relations avec le cabinet est incontestablement un élément positif. Elle est une bonne nouvelle car elle garantit que les sujets portés par la DG sont priorisés au bon niveau.
La charte a bien été envoyée à tous les directeurs de cabinet. Le secrétaire général porte explicitement ce dossier. Il est clair que l’application de la charte nécessite du pragmatisme compte tenu de la spécificité du mode cabinet mais elle ne doit pas laissée de côté.
Mme MOURLON indique que des changements sont déjà perceptibles, notamment sur le degré d’intervention directe des cabinets vers les bureaux, qui a nettement baissé, tout comme les sollicitations en week-end qui sont bien moindres désormais.
Des échanges avec la directrice du cabinet et certains conseillers ont permis de pointer certains points d’interactions – notamment une nécessaire anticipation des sujets - et favoriser une prise de conscience dans certains domaines, en particulier la nécessité d’une plus grande confiance envers la DGEC de la part du cabinet et celle d’un respect par les conseillers des processus quand ils sont complexes. Avec la possibilité d’en discuter le cas échéant s’ils paraissent inadaptés.
Les progrès sont donc réels au point de vue des relations services-cabinets même si cela ne résout pas tous les problèmes liés aux urgences, selon la directrice générale.
Mme MOURLON souligne que le haut niveau des équipes de la DGEC est reconnu. La DGEC a aussi pu capitaliser une réelle expérience après les multiples crises intervenues de façon rapprochée ces deux dernières années. Il est nécessaire de conserver cette agilité et avoir une capacité d’innovation et d’anticipation face à un monde mouvant.
Quant à la hiérarchisation des priorités, elle est nécessaire mais présente des difficultés (comment gérer le court terme et le long terme…). La directrice générale souligne le contexte évolutif et de crise structurelle auquel les services sont confrontés. L’objectif est de pouvoir être en mesure de travailler sereinement et de façon organisée dans un contexte d’urgence. Cela passe aussi par une association et une mobilisation plus forte des partenaires (pas normal, par ex, qu’en cas de crise pétrolière, la DGEC se substitue à la filière assurer la régulation logistique). Les enjeux doivent être donc bien identifiés. Parallèlement, les effectifs de la DGEC doivent être renforcés.

3. Locaux
Mme MOURLON indique qu’il n’y a pas de plan de réorganisation des espaces de travail en cours.
Néanmoins, des démarches de diagnostic ont été lancées pour voir comment mieux utiliser les locaux (la DGEC disposant, hors du site de la Défense, de nombreux locaux). Globalement, la DGEC est d’ailleurs une direction plutôt « dense » par rapport à d’autres directions générales. En administration centrale, il y a des réflexions sur le devenir des locaux. Certains services veulent faire des expérimentations (l’IGED, par ex, mais dont le taux d’occupation des bureaux est faible).
La DGEC a fait des cloisonnements supplémentaires, notamment pour accueillir les ETP en renfort. Ces aménagements se poursuivront mais ont leurs limites.
De façon générale, Mme MOURLON se dit favorable à des réaménagements éventuels mais à la condition qu’ls servent à améliorer l’outil de travail.


Guide DGAFP relatif aux comités sociaux d’administration et aux formations spécialisées de la fonction publique de l’État




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Guide CSA - DGAFP 10/2023

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